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Soutenir les ressourceries et recycleries dans l'après Covid-19

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Soutenir les ressourceries et recycleries dans l'après Covid-19


Depuis près de vingt ans, les ressourceries et recycleries, structures appartenant à l’économie sociale et solidaire (ESS), ont montré leur capacité à inventer de nouveaux modèles de consommation qui constituent des solutions concrètes de réduction de la pression exercée sur les ressources naturelles, de prévention de la production de déchets et de développement économique local. La crise Covid-19 a beaucoup impacté ces structures, et a fragilisé la pérennité de leurs modèles économiques ; on observe une perte de plus de 70 millions d’euros pour les seuls deux mois de confinement pour ressourceries, recycleries et structures Emmaüs.

L'ADEME se propose de mettre en place un fonds de soutien pour ces structures à hauteur de 10 millions d'euros. Cependant, le gouvernement tarde à valider la possibilité de création de ce fonds.

La crise sanitaire Covid-19 que nous vivons a pourtant mis en lumière les limites du modèle qui est le nôtre : une dépendance forte au pétrole qui déstabilise l’économie mondiale et met encore plus en exergue des situations monopolistiques, la délocalisation d’un grand nombre d’activités de production qui entraîne une dépendance à certaines chaînes d’approvisionnement en produits de base, la destruction croissante des écosystèmes et les fortes pressions exercées sur la biodiversité qui favorisent entre autres la création de zoonoses… Tous ces éléments montrent qu’il est devenu urgent de changer nos modèles de production et de consommation, et que la transition écologique n’est plus une option mais une nécessité.

Ressourceries et recycleries sont indispensables pour atteindre un certain nombre d’objectifs fixés par la loi relative à l’économie circulaire publiée en février dernier : réduction de la production de déchets ménagers ; atteinte d’un objectif de réemploi de 5% ; respect de la hiérarchie des modes de traitement des déchets telle que fixée par la réglementation européenne dès 2008. Il est donc essentiel de veiller à la pérennité de l’activité de ces structures. Ce fonds de soutien de l’ADEME constituerait donc déjà un premier niveau d’aide pour permettre à ces structures de continuer à exister et à inventer le monde de demain.

Consulter le communiqué de presse publié par le réseau national des ressourceries et Emmaüs France